Systèmes Educatifs: Réforme ou transformation?

L’écart du rendement scolaire qui existe en France et en Espagne, met en évidence les déficiences des systèmes éducatifs des deux pays, ainsi que le besoin de réformes qui favorisent une plus grande égalité entre les élèves.

Jean-Paul Delahaye a souligné que le système scolaire français n’a pas été conçu pour que tous les étudiants réussissent mais pour sélectionner les meilleurs. De plus, d’un point de vue historique, le budget a été mal distribué en détriment de l’éducation primaire et en faveur du baccalauréat.

En ce qui concerne l’Espagne, José Antonio Marina a affirmé qu’il faudrait investir 5% du PIB pour atteindre un système éducatif hautement performant. Il faudrait également réunir les conditions suivantes : réduire de 10% le taux d’échec scolaire, resserrer la différence entre « bons » et « mauvais » élèves, accorder plus d’attention aux étudiants ayant des besoins éducatifs spécifiques, monter de 35 points dans le cadre du PISA et changer les curriculum vitae pour incorporer les compétences propres au XXIème siècle.

Les deux intervenants se sont accordés à dire que le milieu socioéconomique est le facteur le plus influent sur l’échec scolaire. Ainsi, il ne s’agit pas uniquement d’améliorer le système éducatif. Il est également nécessaire d’appliquer des mesures qui améliorent cette situation, en augmentant par exemple le nombre de bourses ou en envoyant les professeurs les plus qualifiés dans les centres conflictuels.

Fecha & Lugar

Auditorio de la Fundación Canal (C/ Mateo Inurria, 2 - 28036 Madrid)
martes, 29 de noviembre de 2016, 19:00h   ics

Ponentes

Jean-Paul Delahaye
Inspecteur Général de l'Education Nationnale Française
José Antonio Marina
Ecrivain et philosophe
Montserrat Domínguez
Directrice du Huffington Post